Lancée au printemps 2026, selon les informations rapportées par FashionUnited France, Revealthing.com se présente comme une plateforme de seconde main dédiée aux vêtements et accessoires de luxe. Elle aurait été fondée par Sarah Zerbib et Deborah Sebban, décrites comme habituées au secteur du luxe.

Selon la même source, la plateforme se distinguerait des acteurs classiques de la revente, où le vendeur gère lui-même photos, mise en ligne et expédition. Revealthing.com prendrait en charge l'ensemble du processus : enlèvement par coursier, authentification, estimation, assurance, shooting photo, publicité et mise en vente, jusqu'au rendez-vous avec les clients.

Une authentification confiée à l'intelligence artificielle

L'authentification des produits serait assurée par la société américaine Entropie, intégrée à La Maison des Startups LVMH, au sein de Station F. Sa technologie d'intelligence artificielle offrirait une caution de crédibilité immédiate et réduirait le risque de contrefaçon, identifié comme la première crainte des acheteurs de seconde main.

Revealthing.com proposerait également un service de recherche de produit spécifique sur demande, pensé pour répondre à la pénurie de stock sur certains modèles très recherchés, comme les Hermès Birkin ou Kelly, les pièces vintage rares ou les éditions limitées. Ce type de service permettrait de capter des transactions à très forte valeur ajoutée.

Un partenariat social plutôt qu'environnemental

La plateforme serait partenaire du fonds de dotation International Solidarity Heroines, créé en 2023, qui intervient notamment en faveur du maintien et du retour à l'emploi des femmes après une longue maladie. Alors que les arguments RSE de la seconde main se concentrent le plus souvent sur l'écoresponsabilité, ce partenariat apporterait un impact social direct et concret.

Ce positionnement s'inscrit dans un marché mondial de la seconde main de luxe estimé, selon les sources, à plusieurs dizaines de milliards de dollars, avec une croissance attendue d'ici à 2030. En France, le poids du marché du vêtement de luxe est évalué entre 4,6 et 7 milliards d'euros, selon les périmètres retenus par Xerfi et l'IFM. Reste à savoir si le pari du service intégral, plutôt que du seul discours écologique, suffira à convaincre des acheteurs encore méfiants face au risque de contrefaçon.